et dans ton pays tu dis comment??

et dans ton pays tu dis comment??
voici comment on l'appelle dans differentes langues :-)



Grand blanc, Requin blanc, Mort blanche, Mangeur d'hommes (Man-eater), Carcharodon, Requin carcharodonte, lamie (d'anciennes légendes mentionnent les " lamies ", sorcières malfaisantes qui séduisaient les hommes pour les dévorer ensuite) ...

All. : Weiber hai
Ang. : Great white shark
Aus. : White pointer, White death
Cr. : Requin gros blanc
Esp. : Jaqueton blanco
Jap. : Hohojirozame
Malg. : Akihofotsy
NL : Blouhaai
RSA : Blue pointer, Man-eater

# Posté le samedi 18 août 2007 17:36

video

voici une video que j'ai trouvée sur le net
click ici si tu veux la voir
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# Posté le samedi 18 août 2007 17:31

croyances ....

croyances ....
Non, le cartilage de requin n'est pas un remède contre le cancer !



Halte aux croyances véhiculées par des individus qui vivent royalement du commerce juteux des requins ! La pseudoscience n'a pas sa place en médecine lorsque la vie et l'espoir des patients sont en jeu : voici le message d'un chercheur qui tire la sonnette d'alarme sur l'importance pour les médias de diffuser des informations justes et honnêtes. Il en va autant de la vie des malades que de la survie des squales...

'Les requins n'attrapent pas le cancer', un livre écrit par I. William Lane dont la sortie a fait grand bruit en 1993, particulièrement sur la grande chaîne américaine CBS News à l'époque qui n'a pas hésité à lui consacrer une émission complète : une publicité aux retombées dramatiques. En plus d'affirmer que les squales étaient épargnés par le cancer, Lane suggérait que la consommation d'extraits de cartilage de requins par voie orale pouvait être un traitement efficace ! Il basait son discours sur des expériences semblant démontrer que des substances, contenues dans le cartilage des requins, inhibaient la formation de tumeurs et empêchaient celle des vaisseaux sanguins qui alimentent les cellules cancéreuses en oxygène et nutriments. Et de là, tout s'est très vite enchaîné...

Quand le marketing surpasse la science

La chasse aux requins et le marché noir se sont encore amplifiés. Tout le monde a surfé sur cette vague pseudo-médicale : la télévision, certains médias, et le web qui s'est beaucoup développé depuis, ont contribué à la diffusion de l'information. Une information aux allures de publicité mensongère inacceptable ! Combien de personnes condamnées par la maladie ont-elles repris espoir (mais vidé une grosse partie de leur portefeuille !) pour tenter ce traitement de la dernière chance sans aucun fondement scientifique ?

« Depuis que l'idée d'utiliser du cartilage de requin dans le traitement contre le cancer a été lancée, non seulement on a observé un déclin mesurable de la population de requins, mais les malades du cancer ont aussi été déroutés de traitements prouvés efficaces ! » s'insurge Gary K. Ostrander, chercheur américain au département de Biologie et Médecine Comparative de l'Université Johns Hopkins. Le biologiste s'exprime sur le sujet dans la revue Cancer Research de décembre : il y publie un papier intitulé 'Cartilage de requin, cancer et menace croissante des pseudosciences'. Dans son étude, Ostrander fournit une quarantaine d'exemples de cas avérés de tumeurs bénignes et malignes chez des requins et des espèces voisines, observés depuis les années 1850 à nos jours !

S'il reconnaît que les squales semblent moins sujets au cancer que les êtres humains, nous devrions en apprendre davantage dans le futur sur les tumeurs que peuvent développer ces animaux. Par ailleurs, le scientifique admet que des composés hautement purifiés à partir de cartilage (des inhibiteurs d'angiogénèse identifiés par des chercheurs) pourraient un jour jouer un rôle dans le traitement des cancers. Mais avant d'en arriver là, d'autres études sont à prévoir : quels sont leur mode d'action, leurs effets potentiels, et la meilleure façon de les acheminer jusqu'aux cellules tumorales ? Car -et c'est bien là tout le problème- le grand public doit comprendre que manger une quelconque poudre de cartilage, même si elle contient une très faible proportion de ces fameuses substances, n'aura absolument aucun effet sur le cancer...

Le rôle des médias dans l'information scientifique

Tant que la médecine n'aura pas réalisé des études solides sur le sujet, aucun médicament, reconnu par des autorités compétentes en la matière, ne pourra être lancé sur le marché pharmaceutique. Et c'est tant mieux, car c'est un gage de sérieux pour les patients qui doivent bénéficier des meilleurs traitements disponibles actuellement ! « Les gens lisent sur internet ou entendent à la télé que prendre de vulgaires extraits de cartilage de requin pourra les soigner du cancer, et ils le croient sans même demander à la science de vérifier ces affirmations ! » s'inquiète Ostrander d'une telle dérive médiatique. Pour lui, la popularité du cartilage de requin comme traitement contre le cancer est une preuve du triomphe du marketing et de la pseudoscience sur la raison.

Le web ne serait pas étranger à tout cela... Le message du chercheur est une leçon d'humilité pour tous les acteurs de l'information, quelque soit le support qu'ils utilisent : « Cela montre comment les médias électroniques ont augmenté le potentiel dangereux de la pseudoscience, tournant ce qui aurait autrement été une curiosité culturelle pittoresque en de sérieux problèmes de société et d'écologie. La seule façon de combattre cela est de s'assurer que les leaders des gouvernements et les professionnels des médias reçoivent une formation scientifique adéquate basée sur la raison, et qu'ils développent leurs facultés de pensée critique ! ». A bon entendeur...
Non, le cartilage du requin n'est pas la solution contre le cancer !(source futura science)

# Posté le samedi 18 août 2007 17:17

artcicle de presse

voici un article recent du 12/08/2007 (source:futura science )
Requins : une incroyable faculté d'adaptation au milieu
Par Jean Etienne, Futura-Sciences

Alors que les requins ont pratiquement cessé d'évoluer depuis le crétacé voici 100 millions d'années en faisant ainsi preuve d'une étonnante stabilité morphologique, leur présence dans la quasi-totalité des mers du globe démontre pourtant une surprenante faculté d'adaptation au milieu.

Cela peut sembler paradoxal. Comment un animal ayant apparemment stoppé son évolution a-t-il pu traverser plusieurs périodes de grands bouleversements, plusieurs âges glaciaires, sans connaître de modifications profondes de son anatomie, ainsi que le révèlent les fossiles ? S'agirait-il d'un animal "fini", ayant atteint une certaine perfection dans son développement ?

Une équipe de chercheurs conduite par le Dr. W. Gary Anderson, du département de zoologie de l'université de Manitoba, assisté de Josi R. Taylor, Jonathan P. Good, Neil Hazon et Martin Grosell vient de publier un rapport selon lequel le requin disposerait de l'étonnante faculté de modifier à volonté leur taux de salinité sanguine en fonction du milieu dans lequel il évolue.

Dr. W. Gary Anderson

Ainsi, l'équipe a démontré que dans une eau faiblement salée, le requin compense la différence de pression osmotique en augmentant son volume sanguin par apport d'eau. "Cette osmorégulation est importante aussi bien pour les requins que pour les humains", déclare Gary Anderson, "sans cette adaptation, plusieurs systèmes physiologiques vitaux, tels les systèmes cardiovasculaires et rénaux, ne fonctionneraient pas de façon optimale et l'animal en souffrirait", ajoute-t-il.

Modifications de masse sanguine

Pour arriver à cette conclusion, les chercheurs ont utilisé diverses espèces de requins, essentiellement Chiloscyllium plagiosum (requin-chabot à taches blanches) et Scyliorhinus canicula (petite roussette, inoffensive et très commune en Méditerranée) et les ont plongées dans divers environnements dont la salinité pouvait varier entre 80 et 120%.

Il a été constaté que la masse sanguine totale de l'espèce S. canicula variait en fonction du milieu dans les proportions suivantes : 6,3 ml/100 gr (+/- 0,2) à 80%; 5,6 ml/100 gr (+/- 0,2) à 100% et 4,6 ml/100 gr (+/- 0,2) à 120%. Ces données démontrent la faculté d'adaptation de l'espèce. La même expérimentation sur C. plagiosum a permis de confirmer cette découverte en présentant des résultats identiques.

Chiloscyllium plagiosum dans un aquarium d'expérimentation. Crédit : Université de Floride.

Certains troubles ont commencé à apparaître lorsque la salinité de l'eau a été portée à 140%, vraisemblablement liés à un afflux de chlorure de potassium, lequel retrouve son niveau habituel dès le retour à la normale.

Quels processus de régulation ?

Les processus de régulation mis en œuvre sont encore discutés, cependant ils semblent partagés entre cinq méthodes.

L'absorption de liquide peut s'effectuer à travers les branchies de l'animal, sans intervention volontaire de ce dernier. Mais cette méthode s'avère trop lente dans certains cas particuliers. Lorsque des requins de l'espèce S. canicula ont été brusquement transférés d'une eau à 80% à une eau à 100% de salinité, ils se sont mis à boire comme des humains assoiffés, ce qui apparaît comme une "mesure d'urgence" face à un dérèglement brutal.

Une troisième possibilité de régulation consiste en la modification de la teneur aqueuse du sang et des fluides corporels en agissant sur le travail des reins. Ainsi, lors des modifications de la tension artérielle des requins testés, les reins augmentaient ou diminuaient la quantité d'urine excrétée. Autrement dit, l'organisme de l'animal retient ou libère l'eau de son corps en fonction du milieu.

Enfin, les scientifiques ont découvert une glande rectale spécifique au requin, composée de tissus sécréteurs de sodium et qui semble associée à une fonction régulatrice de la formule sanguine. Mais son fonctionnement, ainsi que son rôle exact, n'ont encore pu être déterminés.

En conclusion, les chercheurs ont découvert que le système intestinal du requin joue un rôle capital en maintenant le taux aqueux de son organisme compatible avec le milieu ambiant. Bien que cet animal vive en permanence dans la mer, il peut se déshydrater intérieurement en raison d'un excès de sel, que les cellules intestinales doivent alors évacuer tout en retenant l'eau.

Menaces sur l'espèce

Mais selon Michael Schlesinger, professeur des sciences atmosphériques à l'Université d'Illinois aux Etats-Unis cette puissante faculté d'adaptation pourrait ne pas suffire pour protéger l'espèce des dangers représentés par le réchauffement climatique et de la fonte des glaciers, qui rejettent de grandes quantités d'eau douce dans la mer, plus particulièrement en Atlantique nord.

"Jusqu'ici, la modification de salinité est faible", déclare Schlesinger, "mais il est possible que nous nous trouvions à l'aube d'un changement brusque et irréversible du climat, et ce que nous constatons est très inquiétant", ajoute-t-il.

# Posté le samedi 18 août 2007 17:13

la peau...

la peau...
voici un article tres bien fait qui nous explique en details la peau des requins (source:perso/orange)
La peau du requin recèle d'innombrables denticules cutanées (en fait, des dents modifiées) qui lui donnent une texture de papier émeri. Chaque denticule consiste en une plaque basale (racine) prolongée par un collet, lui-même coiffé par une couronne (scutelle) pouvant se développer vers l'extérieur. Ces denticules proviennent en fait de l'évolution des écailles de leurs ancêtres poissons.

Ces écailles, de type placoïde, sont des dents cutanées ou odontodes (ORVIG 1977 in MEUNIER 1987) présentant une cavité pulpaire centrale qui se bouche partiellement (croissance centripète) par de la dentine et recouverte d'une couche d'émail (FRANCILLON-VIEILLOT et al.1990). Durant la vie du poisson, leur taille n'augmente pas alors que leur nombre s'accroît. Elles sont caractéristiques de la Classe des Chondrychtiens (HARDER 1975).A première vue, il paraît curieux que la peau d'un requin soit si rude, puisque ce fait ne peut qu'augmenter la traînée hydrodynamique par une friction accrue. On a toutefois suggéré que l'alignement de ces denticules canalise l'eau et produit un écoulement laminaire, réduisant les phénomènes de résistance. De plus, la disposition de ces éléments aurait pour résultat de rendre le requin hydrodynamiquement « silencieux », avantage appréciable pour un prédateur.

Les denticules des requins rapides de profondeurs moyennes (pélagiques) sont plus petits et plus légers que ceux des espèces de fond (benthiques).

# Posté le samedi 18 août 2007 17:06