les risques d'attaques!!

les risques d'attaques!!
L'analyse la plus descriptive et complète aujourd'hui sur les attaques de requins, a été réalisée par le Docteur H. David Baldridge en 1973, et s'intitule "les attaques de requins contre l'homme". Dans cette étude financée par l'U.S. NAVY, Baldridge fait l'analyse de 1165 reports d'attaques reconnues dans l'histoire et à travers le monde entier. Les 2/3 des ces attaques ont eu lieu après 1940. Il a été difficile d'avoir des précisions sur des faits qui se sont passés ils y a plusieurs siècles: 1652 attaques au total avait été dénombrées et donc près de 500 laissées de côté faute de témoignages directs, de rapports précis.

Ces 1165 cas sont répertoriés dans le "Dossier International des Attaques de Requins" (I.S.A.T.; "International Shark Attack File"). Ce dossier fût constitué afin de trouver des moyens efficaces pour éviter ces attaques et par conséquent améliorer la protection des baigneurs.

De ces recherches ressortent des chiffres plutôt surprenants mais pas illogiques.

Par exemple, les attaques sur les hommes et les femmes sont de 13,5 pour 1 ! Le vieux cliché des "requins mangeurs d'hommes" est presque réalité! Pourquoi les hommes plus que les femmes? La fréquentation des plages par les hommes et les femmes est pratiquement identique. Par contre, les hommes sont plus actifs dans l'eau, plus bruyants, pratiquent le surf ou la plongée bien plus que les femmes, et s'aventurent généralement loin des plages. Ce ratio peut être ramené à 9,1 pour 1 si l'on se base sur les attaques près des plages, mais atteint un impressionnant 31 pour 1 au delà de 65m des plages.

La couleur des vêtements joue-t-elle un rôle important? Il n'y a toujours pas de preuve concluante impliquant que la couleur des vêtements est un facteur d'attaques. Cependant, des tests scientifiques sur des requins captifs et en liberté ont montré que ces requins sont particulièrement attirés par la lumière et la clarté de certains objets ou vêtements. (La couleur de peau ne semble pas être un facteur décisif, toutes les races d'Hommes ayant été attaquées.)

Où et quand les requins attaquent? Les attaques interviennent un peu partout où les gens vont se baigner et où les requins vivent. Il y a même des reports d'attaques sur des promeneurs en bord de plage; dans ces cas précis, les requins se sont entièrement propulsés hors de l'eau jusque sur le sable, espérant attraper une personne. Cela paraît invraisemblable, mais d'autres poissons plus petits font la même chose pour attraper leurs proies. Les dauphins et les orques aussi chassent de cette manière. Une grande proportion des attaques a lieu près des plages (moins de 65m), et dans des eaux peu profondes moins de 2m), tout simplement car c'est là que les baigneurs se trouvent le plus souvent. Les requins préfèrent généralement les eaux plus profondes, et viennent près des plages principalement la nuit pour chasser

# Posté le vendredi 03 août 2007 20:21

morsures explications

morsures explications
Le Grand Requin Blanc a une technique de chasse classique. Il attaque souvent sa proie par le bas ou dans le dos, parfois de côté. Il nage à distance dans des eaux troubles (eaux riches en plancton), là où sa victime ne peut pas le distinguer, alors que lui la situe très bien. Il décrit des cercles en attendant le "bon moment". Lorsque l'occasion se présente, il se rue sur elle et lui inflige une morsure redoutable, "le baiser de la mort": l'assaut ne dure que quelques fractions de secondes et est fatal la plupart du temps suivant la grosseur de sa proie. Si la victime est de grande taille, elle meurt en général des ses blessures après quelques minutes. Ce n'est qu'ensuite que le requin revient pour la dévorer.

La mâchoire se trouve sous le crâne du requin, donc l'ouverture de sa gueule est généralement à l'arrière de son museau. La mâchoire supérieure est "suspendue" au crâne par des ligaments et des tissus musculaires. La mâchoire inférieure est reliée à la mâchoire supérieure au coins de la gueule et est recouverte de muscles massifs utilisés pour mordre. L'ensemble de cette mâchoire est accrochée au crâne par du cartilage. Ce "mécanisme" permet donc au requin de "découpler" sa mâchoire de son crâne et de la projeter vers l'avant afin d'avoir une prise plus large lors d'une morsure, sur des proie plus massives. C'est une arme redoutable!





# Posté le vendredi 03 août 2007 20:18

henri bource

henri bource
Henri Bource est un plongeur expérimenté. Il a été attaqué par un Grand Requin Blanc lors d'une de ses nombreuses plongées dans le sud de l'Australie, en novembre 1964. Le requin lui a sectionné la jambe gauche, juste en dessous du genou. Mais Henri a survécu au choc et à l'hémorragie qui aurait pu lui être fatale. Complètement rétabli après sa mésaventure, il replongeait quelques mois plus tard.
Henri n'a aucune rancune envers les requins et il garde un moral d'acier malgré son handicap. Il dit; "ils (les requins) font ce que la nature leur a donné de faire".

# Posté le vendredi 03 août 2007 20:13

new jersey

new jersey
En 1916, pendant la première guerre mondiale, une incroyable série d'attaques de requin a eu lieu dans le New Jersey (USA), faisant 4 morts dont un enfant et un blessé grave, sur une période de seulement 12 jours!
La panique est arrivée lentement; le 1er juillet 1916, un jeune étudiant en Arts venu de Philadelphie, Charles E. Vasant, nageait à 15 mètres du bord à "Beach Haven" (New Jersey), lorsqu'il fut attaqué par un requin. Les gens sur la plage virent le squale et crièrent à Charles de sortir vite de l'eau, mais il était trop tard. Un nageur traîna la victime hors de l'eau jusque sur le sable. Charles E. Vasant fut transporté à l'hôpital où il mourut la nuit suivante.

La nouvelle se répandit vite à travers la région. Le journal "New York Times" relata la terrible nouvelle. Mais la tragédie n'était pas prête de s'arrêter. Cinq jours après, le 6 juillet, un jeune homme nommé Charles Bruder qui travaillait dans un des nombreux hôtels de la côte, fut attaqué à "Spring Lake" alors qu'il nageait en dehors de la zone de baignade. Un femme, témoin de la scène, pensait avoir vu un canoë rouge au fond de l'eau, mais il s'agissait en fait du sang de la victime mortellement blessée. Les médias rapportèrent l'affaire qui fit la "Une" des journaux.

Ceci ne faisait évidemment pas l'affaire des saisonniers qui attendaient d'autres touristes pour l'été. Le maire de "Spring Lake" ordonna donc d'effectuer des patrouilles côtières régulières, mais ceci ne se limitait qu'aux environs de la ville jusqu'à "Asbury Park".On ne parlait plus que de requins dans la région; les pêcheurs et les surfeurs du coin trouvaient ces précautions ridicules car aucun requin n'avait jamais été signalé dans les parages. Des scientifiques expliquèrent qu'il y avait peu de chances que d'autres attaques se produisent et ceci grâce aux filets de protection installés à "Asbury Park". Mais le pire restait à venir...

Les chaleurs tropicales humides arrivaient à "Matawan", petite ville tranquille du New Jersey située à quelques kilomètres de la côte, et reliée à l'océan par une petite rivière sinueuse où les marée sont présentes. Le 12 juillet, il faisait très chaud; Lester Stilwell se voyait donné l'après-midi par son patron. Il décida d'aller à "Wyckoff Dock", un vieux ponton sur la rivière de Matawan où l'on peut se baigner dans un bassin naturel et se rafraîchir. Pendant ce temps le Capitaine Thomas Cottrell, un vieux marin retraité, se promenait sur la rive à environ 750 mètres en aval lorsqu'il aperçut une énorme ombre noire dans l'eau remonter rapidement la rivière avec la marée. Il n'en croyait pas ses yeux et n'arrêtait pas de se dire qu'aucun requin ne pouvait s'aventurer si loin dans une rivière! Il téléphona aussitôt au chef de la police locale, John Mulsonn, puis couru prévenir les gens près du bassin. Lorsqu'il cria "au requin", tout le monde pensait qu'il était devenu fou...

Lester Stilwell soufrait d'épilepsie, mais était tout de même un très bon nageur. Ses copains le virent disparaître au fond du bassin en hurlant, à quelques mètres du ponton. Ils coururent jusqu'à Matawan pour expliquer que Lester avait eu une nouvelle crise et qu'il avait coulé aussitôt. Stanley Fisher, âgé de 24 ans, avait entendu les cris et se rua dans l'eau pour essayer de retrouver Lester pendant que les habitants arrivaient sur les rives. D'autres hommes plongèrent à leur tour dans le bassin. L'eau était trouble à cause de la vase et des algues. Après quelques plongées, Fisher aperçu le jeune Lester dans le fond. Alors qu'il s'apprêtait à le remonter vers une des barques à moteur qui les avait rejoint, il se mit à crier. Les témoins de la scène virent Fisher, la jambe droite horriblement mutilée; en fait, une partie de sa cuisse avait été sectionnée. Il fut transporté à l'hôpital de Monmouth par train, mais il mourut dans la chambre d'opération.

Tous les villageois étaient choqués et partagés par des sentiments de rage et de peur. Ils décidèrent de collecter des explosifs et des armes pour tuer "le monstre", et espéraient également que les explosions feraient remonter le corps de Lester à la surface. Le requin fit une dernière victime, 800 mètres en aval de la rivière; Joseph Dunn (14 ans), se baignait lui aussi dans un autre bassin quand le squale lui sectionna la jambe. On transporta Joseph immédiatement à l'hôpital. Ses jours n'étaient heureusement pas en danger. Pendant que Joseph subissait une intervention chirurgicale, "Matawan Creek" était en ébullition. Les villageois faisaient jaillir des geysers de la rivière! Les hommes faisaient feu un peu partout sur le plan d'eau avec leurs armes, mais sans succès. Aucun monstre ne fut tué ce jour là.

Un Grand Requin Blanc de 2m40 fut pêché deux jours après la tragédie de Matawan et des morceaux de chair humaine furent trouvés dans son estomac. Il n'a pas été possible de déterminer à qui ils appartenaient. Le requin blanc ne s'aventure normalement pas dans des eaux douces*. Les experts ont supposé que ce requin n'avait pu trouver sa nourriture habituelle et avait pris goût à la chair humaine. Le corps de Lester Stilwell ne réapparut que 3 mois plus tard, à moins de 100 mètres de l'endroit où il fut attaqué.

*Nota: le requin bouledogue (Carcharhinus leucas) s'aventure souvent en eau douce. On peut le rencontrer dans des fleuves, comme dans le Mississipi, le Mékong, le Zambèze, ou bien dans des lacs (lac Nicaragua). Un spécimen a été capturé à plus de 4600 km en amont du fleuve Amazone!

# Posté le vendredi 03 août 2007 20:11

raymond short

Il faisait très chaud ce dimanche après midi de février 1966. Les vacanciers venaient profiter de cette fin d'été ensoleillé sur la petite plage de "Coledale". Les quelques nageurs-sauveteurs guettaient attentivement la soixantaine de personnes qui se baignaient dans ces eaux chaudes et peu profondes, pendant qu'une poignée de surfeurs s'exerçaient dans les petites vagues.
à 27 mètres du bord, dans la zone de baignade surveillée, Raymond Short, (13 ans), profitait également de l'eau et marchait sur un banc de sable parallèle à la plage. Il était descendu de Sydney pour le week-end avec ses parents et logeait dans une caravane en bord de mer.

L'eau était trouble à cause d'une concentration importante d'algues et le fond sablonneux était difficilement visible. Un des sauveteurs, Eddie Patmore, avait remarqué une large tache sombre dans le fond de l'eau, tout près de Raymond, mais pensant qu'il s'agissait probablement d'un amas d'algues, il n'y prêta guère attention.

Bientôt, le paisible après-midi allait être troublé par les cris d'horreur de Raymond. Six sauveteurs se ruèrent dans l'eau pensant que l'adolescent était pris dans les algues, mais en voyant un gros nuage rosâtre se former autour de Raymond, ils comprirent et donnèrent l'alerte immédiatement. La plage fut évacuée aussitôt.

Les sauveteurs arrivèrent près de Raymond. Un surfeur qui avait entendu les cris les rejoint et offrit sa planche comme support. Le requin n'étant apparemment plus là, ils décidèrent de soulever Raymond pour l'allonger sur la planche; soudainement, Raymond se mit à crier "il est encore là, il me mord, enlevez le!". Incrédule, Raymond Joyce, un des sauveteurs, plongea sa main à travers la couche d'algues; c'est avec horreur qu'il toucha le museau du requin encore agrippé à la jambe du jeune Raymond Short. La mâchoire du squale mordait fermement la jambe de Short qui était prise dans cet étau.

Quatre autres sauveteurs rejoignirent le groupe et pendant que deux d'entre eux aidèrent Raymond à revenir vers la plage, les autres soulevèrent ce requin persistant qui ne voulait pas lâcher prise. Ils furent obligés de le ramener sur la plage lui aussi! Un sauveteur attrapa une planche de surf pour frapper sur la tête du requin, mais sans aucun effet. Ce n'est qu'après maints essais que le squale se décida enfin à lâcher prise. Immédiatement, Raymond Short fut transporté à l'hôpital, la jambe lacérée par le requin et passa plus de deux heures en salle d'opération et dans un état critique. Ce n'est qu'après quelques mois de rééducation qu'il retrouva l'usage de sa jambe.

Le requin fut identifié; il s'agissait d'une femelle grand blanc qui pesait 136 kg pour 2m50 de long. Cette femelle était blessée et portait de longues et profondes entailles non cicatrisées sur ses flancs. Les experts suggérèrent plus tard que le requin était probablement affaibli et qu'il était incapable d'attraper ses proies habituelles. C'est par désespoir qu'il attaqua un nageur à la place...

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# Posté le vendredi 03 août 2007 20:09